•juillet 25, 2008 •
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Le vampire travaille de nuit où brillent avec élégance ses yeux radars. Comme ça il ressemble un peu à une télé, mais vaut mieux se méfier…il est plus con qu’une pub ! Le fond de l’hère effraie.
le vampire tue à petit feu, goutte à goutte. C’est un esthète. Ce n’est pas lui qu’on verra hâcher ni tronçonner à tour de bras, ça non ! Et s’il s’en met partout du sang, c’est parce qu’on se débat, qu’on se tord le cou et le reste dans tous les sens pour échapper au baiser qui tue; ça n’a pas de sens ! Laissons-nous vider tranquillement comme à l’hôpital dans les bras du chirurgien-charcutier quand on est vieux, et las, et très abimé, et que frappera bientôt à la porte de la chambre “papillon bleu” du pavillon ” les Glénans” pour incurables, le doigt crochu et sec de la longue théorie baveuse des ayant-droits et héritiers divers qui vient chercher nos tripes, s’il en reste.
Publié dans / Vies & Œuvres, Yann Seitek
Mots-clefs: / Vies & Œuvres, vampire, radar, "Vampire radar"
•juillet 24, 2008 •
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Durant l’année 1937, et une partie de 1938, l”Homme aux pigeons” ne fit qu’un seul rêve où le Maître, attaqué en piquet par des pigeons dans les rues de Vienne, tentait de fuir avec son ombre. On s’acheminait vers une interprétation magistrale lorsque Freud quitta l’Allemagne nazie pour gagner Londres.
Publié dans / Vies & Œuvres, Yann Seitek
Mots-clefs: / Vies & Œuvres, Freud, rêve
•juillet 24, 2008 •
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Colomb jamais ne rêva d’ œuf. De ses rêves qui auraient mérité de passer à la postérité aucun ne prendra jamais les rondeurs féminines de l’ œuf. Et d’ailleurs si on lui avait demandé ce qu’il pensait de l’ œuf auquel l’associerait la postérité, Colomb aurait bien ri parce que l’ œuf pour lui était synonyme de fragilité, de convalescence et de vieillesse édentée.
Ses rêves de gloire étaient donc en forme de gratte-ciel, de puits de pétrole et de conquête spatiale, tout comme ceux d’ Alexandre, de Genghis Khan, de Napoléon, de vous-même.
Publié dans / Vies & Œuvres, Yann Seitek
•juillet 24, 2008 •
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Inextinguible, épineuse pour une protection rapprochée, rétractable gonflable et clignotante, la flamme bilboquet olympique fera la joie des sportifs qui, jaloux des Victoires et des Césars qui leur ont fait la nique, s’en serviront l’hiver venu comme pied de lampe.
Publié dans / Vies & Œuvres, Yann Seitek